Se donner rendez-vous “au même endroit”, sans téléphone,
et savoir que tout le monde finirait par arriver.
Écouter la radio trop fort, enregistrer les chansons sur des cassettes,
appuyer sur “pause” trop tard… et s’en moquer.
Rentrer quand les lampadaires s’allumaient.
Manger vite.
Redescendre aussitôt.
Rire pour rien.
Parler d’amour sans trop comprendre.
Se faire des promesses énormes, assis sur un trottoir.
Porter toujours les mêmes baskets.
Se prêter des vestes.
Se reconnaître de loin.
Il n’y avait pas grand-chose,
mais on avait l’impression d’avoir tout.
C’était simple.
C’était fort.
C’était la jeunesse.
