bande

jeudi 2 avril 2026

 



Après trente ans de mariage,

 il m’a dit que j’étais devenue grosse et moche.

Il a ramassé ses affaires et il est parti.

Pas un regard. 

Pas une étreinte. 

Juste une phrase glaciale :

Tu n’es plus celle que tu étais. 

Tu vieillis… 

Je ne ressens plus rien pour toi.

J’avais 52 ans.

Trente années partagées.

Un enfant.

Je l’avais soutenu quand il avait perdu son travail.

Je l’avais soigné quand il était malade.

Je m’étais levée tôt chaque matin pour son petit-déjeuner,

 même quand je travaillais moi aussi.

Et soudain, je n’étais plus "suffisante" ?

Il est parti avec une plus jeune.

Toujours le téléphone à la main, des filtres sur chaque photo, des rires forcés…

Une semaine plus tard, je l’ai vu en photo à la mer.

Un endroit où il ne m’avait jamais emmenée.

Sous la photo, il avait écrit :

Nouvelle vie.

 Âme légère.

Alors j’ai cessé de dormir.

J’ai cessé de manger.

Dans le miroir, je ne voyais que mes rides, mes kilos, le temps qui avait passé.

J’ai pleuré.

 Puis j’ai crié.

 Puis… le silence.

Jusqu’au jour où je suis tombée sur une vieille lettre.

Une lettre que j’avais écrite enfant.

J’y décrivais la femme que je voulais devenir.

Elle ne parlait pas de beauté.

 Ni de minceur.

Elle disait :

Je veux être gentille, forte, pleine d’amour.

Je veux une maison qui sent le gâteau.

Un refuge où mes enfants se sentent en sécurité.

Je veux être cette voix vers laquelle ils peuvent toujours revenir.

Et là, j’ai compris.

Cette femme là, je l’étais devenue.

Oui, mes cheveux sont gris.

Oui, mon corps a changé.

Mais mon cœur est resté fidèle.

Mes mains ont bâti une famille.

Mon âme est encore pleine de lumière.

Deux mois plus tard, il est revenu.

J’ai fait une erreur, m’a-t-il dit.

 Elle est belle… mais elle n’a rien à l’intérieur. 

Elle ne sait même pas faire une soupe.

Je l’ai regardé.

Et pour la première fois, j’ai souri sincèrement.

Ma soupe est la meilleure du monde. 

Mais désormais… je la prépare pour moi.

Ou pour ceux qui le méritent.

Il est reparti.

Moi, je suis restée.

Avec moi-même.

 Avec ma paix.

Avec une vie où je n’ai plus besoin de prouver à quiconque…

que je suis digne d’amour

jeudi 26 mars 2026

Mes erreurs

 





J'ai fait beaucoup d'erreurs, jamais de mauvaises actions.

Je n'oublie pas les torts subis, souvent je les pardonne.

Jamais, je ne me venge, la vengeance est vulgaire, comme le ressentiment.

Cela me donne une force qui me fait n'avoir peur de rien ...

jeudi 19 mars 2026

La souffrance




De la souffrance vient la sensibilité dont naît l’intelligence.

Tout le monde parle de savoir-vivre,

mais personne du savoir souffrir.

Ce qui importe ce n’est pas le poids qui t'accable,

c’est comment tu te courbes pour ne pas casser.

Ce n’est pas le bruit qui t’abasourdit,

c’est comment tu écoutes les murmures du monde.

Ce n’est pas la force du vent qui t'emporte,

c’est comment tu hisses tes voiles.

Ce n’est pas la hauteur des vagues qui te frappent,

c’est comment tu t’y laves.

Ce n’est pas l’absence de lumière qui t'entoure,

c’est comment tu chantes dans le noir.

Ce n’est pas ce que tu perds,

c’est comment tu ouvres ton coeur pour la suite.

Ce n’est pas la quantité de larmes que tu verses,

c’est comment tu souris en pleurant.

Ce qui importe, ce n’est pas l’intensité du feu que tu traverses.

C’est comment tu danses dans les flammes."


Stephan Schillinger.

jeudi 12 mars 2026

La tendresse



 

Cette présence coincée entre l'amour et l'amitié , 

Le réconfort parfois pour l'inconnu ,

 Par l'empathie ou un moment précieux ,

La tendresse , cette raison d'être ...

Elle est souvent câline et synonyme de chaleur , 

Belle à recevoir , belle à regarder . 

On aime la ressentir , la voir partagée , 

Car la tendresse doit être un tout .

Elle vous accorde du temps ,

Elle vous accorde son temps .

Tantôt pour vous soutenir ,

Ou bien vous dire je t'aime ...



Frédéric Heyver

jeudi 5 mars 2026

L'amour et la tendresse

 



L'homme qui vous aime c'est 

Celui qui vous téléphone juste pour entendre votre voix...

Celui qui rit et pleure avec vous...

Celui qui pense à vous avant de s'endormir et quand il se réveille...

Celui qui pense à vous toute la journée... qui vous embrasse sans raison...

Celui qui vous prend tel que vous êtes et ne veut pas vous changer...

Celui qui même s'il fait une erreur, 

essaie de la rattraper sans que vous le lui demandiez...

Celui qui essaie de vous comprendre... 

qui vous aime tel que vous êtes... 

qui vous rappelle après avoir raccroché son téléphone.

Celui qui reste éveillé juste pour vous regarder dormir...

Qui vous embrasse sur le front...

Qui s'en fiche si vous grossissez ou si vous prenez du poids au fil des ans...

Qui vous demande ce que vous voulez manger aujourd'hui

 ou si vous avez déjà mangé...

Celui qui prend votre main devant ses amis...

Qui vous dit constamment combien il se soucie de vous 

et quelle chance il a de vous avoir.

Et qui, lorsqu'il vous présente ses amis, dit : "C'est la femme que j'aime".

Aimez cet homme parce qu'il vous aime et ne cessera jamais de vous aimer...

jeudi 26 février 2026

Juste une larme







Pourquoi cette larme

Votre cœur et votre âme

Pleurent-ils le temps perdu,

Ou ce temps qui n'existe plus.

J'ai navigué sur mes larmes

Espérant vous retrouver

Une larme de Bonheur ?

Celle qui vient du cœur

D'espoir où de désespoir nos larmes envahissent notre beauté intérieure,

Je pleure sur mon Amour disparu

Sur mes Amitiés parties rejoindre les étoiles,

Sur le Monde




jeudi 19 février 2026

Un rêve

 





Aussi beau est le rêve,

Il n'est pas éphémère,

Il vit en soi,

Dans le plus grand secret

Là où l'on ne pourra l'atteindre

Toucher, 

Aimer,

Sentir, s'épanouir, 

Respirer

Et comprendre,

L'amour est un partage

De soi, de l'autre

Être prêt à se confondre

Sans se blesser,

Le rêve n'est pas éphémère

Il vous poursuit

Quand la vie est tout autre.


jeudi 12 février 2026

Les hommes



 



J’aime les hommes,

ceux qui ne crient pas leurs raisons.

Ils les font valoir, en silence, dignement.

J’aime les hommes qui caressent avec leurs mains.

J’aime les hommes qui se servent de leurs bras pour protéger, 

et toute leur force pour consoler votre cœur.

J’aime les hommes qui sont gênés, 

mais qui choisissent toujours une rose pour se faire pardonner.

J’aime les hommes qui vous surprennent, avec un baiser dans une mer de soucis.

Ceux qui vous serrent par derrière, sans jamais vous blesser.

Qui se mettent en colère, mais seulement 

par peur que vous puissiez décider de ne pas rester.

J’aime les hommes qui ont le courage,

D’aimer une femme,

Tout simplement .....

jeudi 5 février 2026

La femme mûre



 

La femme mûre ne domine pas, elle touche.

Elle ne provoque pas, elle est provocante.

Elle n'est pas intelligente, elle est sage.

Elle ne s'insinue pas, elle montre subtilement le chemin.

Elle n'est pas pressée, elle attend le bon moment.

Elle ne vole pas, elle flotte.

Elle ne se soucie pas de la quantité, elle préfère la qualité.

Elle ne voit pas, elle regarde.

Elle ne marche pas, elle se promène.

Elle n'est pas exigeante, elle aime juste savourer.

Elle ne juge pas, elle analyse.

Elle ne réconforte pas, elle réchauffe le cœur.

Elle ne cherche pas, elle éveille les sens.

Elle n'est pas exigeante, elle est sélective.

Elle ne brille pas, elle illumine.

Elle n'aime pas être regardée, elle préfère être écoutée.

Elle ne devine pas, elle perçoit.

Elle ne parle pas de sexe, elle est maître dans l'art de l'amour.

Elle n'est pas facile, elle est flexible.

Elle ne commande pas, elle gère.

Elle ne renaît pas, elle est en floraison constante.

Et enfin la femme mûre est un ensemble de toutes les beautés possibles

 car elle est femme.

jeudi 29 janvier 2026

La route s'est s'arrêtée






Un jour, la route s'arrête.

La vaisselle reste dans l’évier, la télé reste allumée, 

le livre reste ouvert sur une page qui ne sera jamais tournée.

La route s’est arrêtée.

Les vêtements dans l’armoire, les draps pliés, la maison propre,

 la serviette sur le lit, les meubles à leur place.

La route s’est arrêtée.

Les chaussons à l’entrée, la table dressée, le café froid dans la tasse,

 le cadre photo poussiéreux, la liste sur le frigo.

La route s’est arrêtée.

Ceux que j’ai blessés continueront leur chemin, et peut-être finiront-ils par m’oublier.

Route, ma route, elle s’arrête.

Mais de nouvelles printemps viendront, de nouveaux bourgeons écloront,

 et les saisons continueront de changer, sans moi.

Il y aura des départs et des arrivées, des rencontres et des adieux, de nouveaux

 amours, de nouveaux amis, et des reconstructions.

 La vie continuera, sans moi.

Et aujourd’hui, tant que je peux encore respirer, ma plus belle prière est celle-ci :

Si je ne peux rien emporter d’ici,

 que je puisse au moins laisser de doux souvenirs dans le cœur des gens.



jeudi 22 janvier 2026

Les sourires d'une femme





Une femme a huit sourires

Un quand elle rit vraiment,

Un quand elle est nerveuse,

Un quand elle rit, mais en elle a une tristesse infinie,

Un quand elle est gênée,

Un quand elle parle avec des amis,

Un tout simplement par éducation,

Un quand elle se moque...

Et un qui est le plus beau de tous...

Quand elle regarde l'homme qu'elle aime. ...

jeudi 15 janvier 2026

Le Petit Garçon




Un soir, durant le temps des vacances, alors qu'il fait très froid,

un petit garçon d'environ six ans se tient debout devant la vitrine d'un magasin.

Il n'a pas de chaussures et ses vêtements sont en lambeaux.

Une jeune femme, qui passe par là, voit cet enfant ;

elle peut lire tant de désirs dans ses yeux bleu pâle.

Elle prend l'enfant, par la main, entre avec lui dans le magasin

où elle lui achète des souliers et un ensemble complet de vêtements chauds.

De nouveau dans la rue, elle dit à l'enfant :

"Va à la maison maintenant, et passe de bonnes vacances." 

Alors, le petit garçon la regarde et demande :

"Madame, êtes-vous Dieu ?" 

Elle sourit et répond :

"Non, mon bonhomme, je suis seulement un de ses enfants." 

Et le petit garçon de dire :

"Je savais bien que vous deviez être parents".

jeudi 8 janvier 2026

Je me suis fait une promesse



 

Je me suis fait une promesse :

Celle de prendre désormais soin de moi avec bienveillance, douceur et tendresse.

Il m'a fallu bien des années,

Pour comprendre que si je ne travaillais pas sur moi, ma vie ne changerait jamais...

J'ai commencé par arrêter de lire en boucle les anciens chapitres de ma vie,

Pour en démarrer un nouveau plus calme et plus léger dans mon esprit...

Je suis sortie de ma zone de confort,et, j’avoue, cela m’a demandé beaucoup d’efforts...

J'ai cassé ma carapace construite comme barrière de protection.

Me protégeant de tout ce qui remuait trop mes émotions...

Je me suis libérée de mes blessures émotionnelles.

J’ai enfin pu déployer mes ailes...

Je me suis rapprochée des personnes qui me font rire.

Et j'ai enfin eu la force de quitter celles qui me faisaient souffrir...

J'ai réussi à lâcher-prise dans certaines situations,

En écoutant attentivement mon intuition...

J'ai osé croire en mes choix,En mes rêves, et en moi...

J’ai écouté les messages de mon cœur, la signification de mes douleurs.

En les accueillant pleinement, j’ai découvert le véritable sens du mot bonheur...

Oui je me suis fait une promesse,

Celle de prendre désormais soin de moi avec bienveillance, douceur et tendresse...

Pour qu’enfin je puisse moi aussi,

Être heureuse dans ma vie...

vendredi 2 janvier 2026

L'amitié




L'amitié, lorsqu'elle est bien sentie,

est de toutes les jouissances du cœur la plus précieuse et la plus délicate.

C'est une aimable sympathie qui nous porte l'un vers l'autre

par une pente douce et naturelle.

Cette passion (car pour les bons cœurs c'en est une),

exempte des chagrins de l'amour,

garde toujours les charmes de l'amour naissant.

Elle est la compagne de l'innocence,

l'appui de la raison, le soutien de la vie et le premier aliment du cœur.

Le lait ranime un corps épuisé ; l'amitié seule ranime un cœur languissant.






Albert Demoustier

  Après trente ans de mariage,  il m’a dit que j’étais devenue grosse et moche. Il a ramassé ses affaires et il est parti. Pas un regard.  P...